Debbie!








Dans le lot de la nuit allez brûle la vie,
La vie comme un éclair, au plaisir de la chair,
Le plaisir des plaisirs, j'ai la soif de vivre,
La fièvre qui monte et puis toi, et puis toi
Qui m'enivre, qui m'enivre…






Saez
Debbie!
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# Posté le samedi 05 décembre 2009 17:14

Je m'excuse d'avoir rêvé.

Je m'excuse d'avoir rêvé.
Ces frissons me retournent.
J'ai mal d'être ce que je suis.
Pourtant, j'y ai cru.
Je ne voulais plus espérer
Pourtant je baignais dans l'illusion.
Ravales tes larmes, petite [Sal goût amer !]
Tu es faible, tu le savais.
A trop vouloir y croire, on tombe.
Un rêve de plus, anéanti.
C'est le quotidien, Ton quotidien.
Tu as cédé, craqué,
Tu as faiblit.
Tu es toujours la même, au fond,
Tu n'as jamais changé.
Les ailes n'ont pas poussé,
D'ailleurs, elles ne pousseront jamais.
Ce que tu as, tu l'as mérité.
Même ces images qui te bouffent
Et aspirent tes derniers souffles de vie.
La folie t'emportera car ton esprit explosera,
A force de lutter contre lui-même.
Tu n'es pas la princesse que tu aurais voulu être,
Ca aussi c'était qu'un rêve. Abstrait, de gamine.
Tout comme les papillons que tu pensais lui provoquer.
Des larves, vilaines et éphémères, éteintes voire inexistantes.
Effaces ces salissures, ces tâches du temps sur ta peau hideuse.
Tu savais que tu n'atteindrais pas les hauteurs, Ses hauteurs.
Tu savais aussi qu'il t'achèverait, comme eux.
Plus ou moins, peu importe à présent. Tu as toujours su que tu n'étais que le simple reflet de ta propre inutilité.
Tu ne vaux rien. Tu n'es rien, n'as jamais rien été et ne sera jamais rien.
Je m'excuserai d'avoir été.


†Nyrwenn†Encore une fois trop conne†
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# Posté le mardi 01 décembre 2009 13:40

Putain, j'en crève.

Putain, j'en crève.
J'en ai marre de ces images que l'on colle à ma peau.

Je voudrais ne pas y prêter attention... Je suis trop faible pour lutter.

Arrachez-moi la peau. Par pitié. Achevez-moi.

Êtes-vous donc vous aussi si faux? J'y ai pourtant cru.

Petite bulle d'espoir, anéantie.

Je me sens sale et futile.

(J'voudrais étouffer cette pute de psychose.)

Je suis malsaine. Vous me rendez malsaine.

Non, non. Je n'aurai pas dû y croire.
Pourquoi l'aurais-je mérité?

Tout ce à quoi je touche se brise toujours.
Tout m'est toujours arraché.

Vague souvenir de joie.
On m'a éteinte.


(J'voudrais étouffer cette pute de psychose...)

"Quand je me fais salir
Meurt un rêve après l'autre.
Tous ces visages noirs ne me mèneront nulle part,
J'offre tout et tout s'ouvre, violemment.
Quand je me cambre tout se force et se dérobe."


Dysphorie



†Nyrwenn†En quête de lumière, j'ai perdu mon éclat.†


# Posté le samedi 31 octobre 2009 10:38

Modifié le samedi 14 novembre 2009 15:39

Le Gala Des Gens Heureux.

A quoi il sert de publier les paroles d'une chanson? A rien.

Simplement, je trouve juste d'admirer le texte que Gris nous ont composé.


Taisez-vous. Taisez-vous. Fermez-là.
Larves emphatiques, vous déféquez par la gueule et vous vous noyez dans vos déjections
Pour disparaître, disparaître ailleurs, ailleurs, loin, très loin... trop loin



C'est un orchestre vicieux qui joue ce soir, sa populaire symphonie
Il sait gratter aux cordes sensibles des limaces endormies
Ces immondes plaies baveuses qui me pousse ce soir
À me joindre malgré moi à ces musiciens de dépotoirs

C'est un orchestre damné qui accompagne mon suicide
Les violonistes sont mutilés en pantalon gris, leurs orbites sont vides
Les bois sont des clochards brunis et drogué jusqu'à la moelle
Leurs lèvres brûlantes, en soufflant dans leurs anches, font un bruit de crécelle

Le timbalier matraque des enfants avec son sexe en érection
Les cuivres crachotent les échos des rires du troupeau moribond
Les cymbales racontent le viol dégoûtant d'une femme exemplaire
Accompagné par un schizophrène à la brillante caisse claire

Comble de l'horreur est la vue du public de ces harmonies démoniaque
Un peuple méprisable et répulsif, servez leur tous l'ammoniaque
Le regard crépusculaire, ils assistent à l'éradication des belles valeurs
Mais ils payent pour ne pas bien voir, ils y laissent leurs propres c½urs

L'armure délétère d'une gamme aux sordides émois
Impose d'atroces nuances de bémols sur l'hymne à la joie
Leurs ombres parlent et s'accouplent autour de mon cerveau
Soyez maudit, animaux bâtards, je vous noierai dans mes sanglots

Mais de cette foule dissonante ou la folie exécrable
Empoisonne tous les gens dès qu'ils se mettent à table
Le plus sage est ironiquement le chef d'ensemble, métronome austère
Qu'est mon corps pendu, balançant la mesure au porte de l'enfer


Il suffit d'admirer. De se laisser porter par leur musique. Fermer les yeux et vivre aux son des accords qui s'enchaînent.
Le Gala Des Gens Heureux.

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 12:34

Sérénade, de Verlaine





Comme la voix d'un mort qui chanterait
Du fond de sa fosse,
Maîtresse, entends monter vers ton retrait
Ma voix aigre et fausse.

Ouvre ton âme et ton oreille au son
De ma mandoline :
Pour toi j'ai fait, pour toi, cette chanson
Cruelle et câline.

Je chanterai tes yeux d'or et d'onyx
Purs de toutes ombres,
Puis le Léthé de ton sein, puis le Styx
De tes cheveux sombres.

Comme la voix d'un mort qui chanterait
Du fond de sa fosse,
Maîtresse, entends monter vers ton retrait
Ma voix aigre et fausse.

Puis je louerai beaucoup, comme il convient,
Cette chair bénie
Dont le parfum opulent me revient
Les nuits d'insomnie.

Et pour finir, je dirai le baiser,
De ta lèvre rouge,
Et ta douceur à me martyriser,
— Mon Ange ! — ma Gouge !

Ouvre ton âme et ton oreille au son
De ma mandoline :
Pour toi j'ai fait, pour toi, cette chanson
Cruelle et câline.


Sérénade, de Verlaine
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# Posté le vendredi 09 octobre 2009 15:57